Lucas Leglise

Séléction de travaux :

  • 1. L’idée de la photographie, épreuve fresson, 30 x 40 cm, 2019
  • 2. L’école de plein-air, épreuve cibachrome, 40 x 50 cm, 2018
  • 3. пл 44 43, épreuve cibachrome, 40 x 50 cm, 2019
  • 4. Cafetières, papier positif direct ars-imago, 4x5″, 2019
  • 5. Une maison sans fenêtres, film 70 mm, couleur, muet, 10 s, 2018
  • 6. À travers (scala), diapositive 6x7, 2017
  • 7. Muji house, impression numérique, 4x3 m, 2019
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    L’idée de la photographie
    détail

    L’idée de la photographie
    épreuve fresson, 30x40 cm

    Tirage : Atelier Fresson, Savigny-sur-Orge
    Encadrement : Deuxième oeil, Paris

    « Tu as eu comme moi, la première idée de cette découverte à Cagliari »

    Si Nicéphore Niépce a pris la toute première photographie de l’Histoire à Saint-Loup-de-Varenne près de Chalon-sur-Saône, on apprend dans une lettre qu’il écrit le 16 septembre 1824 à son frère Claude que c’est à Cagliari en Sardaigne que l’idée lui était d’abord apparue.

    Cette photographie est un panorama nocturne de Cagliari, prise deux cent vingt-deux ans après le voyage de Nicéphore Niépce en Sardaigne.
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    L’école de plein-air
    épreuve cibachrome, 40 x 50 cm

    Tirage : Atelier Choi / Cadre en Seine, Paris
    Encadrement : Deuxième oeil, Paris

    L’école de plein-air de Suresnes a été construite au début des années 30 sur le modèle des sanatoriums, elle accueillait les enfants que l’on voulait protéger de la tuberculose grâce à une cure d’air et de soleil. Les salles de classe imaginées par les architectes Eugène Baudoin et Marcel Lods étaient des pavillons individuels dont les murs étaient de grands paravents de verre qui pouvaient être rabattus pour ne laisser aucune séparation d’avec l’extérieur et permettre aux enfants d’étudier dehors.

    Dans cette photographie qui montre une de ces parois amovibles, le parc arboré de l’école et le reflet de la classe se mélangent, posant la question de la possibilité d’une coïncidence entre le monde et le lieu où on l’étudie.
    L’école de plein-air
    vue d’exposition, école des Beaux-Arts de Paris ( janvier 2018 )
    L’école de plein-air ( diapositive 6x7 )
    vue de l’exposition In Between, musée d’art de Tsukuba, Japon ( juillet 2017 )
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    пл 44 43
    épreuve cibachrome, 40 x 50 cm

    Tirage : Atelier Choi / Cadre en Seine, Paris
    Encadrement : Deuxième oeil, Paris
    Le chemin de fer transsibérien est un réseau de voies ferrées qui relie Moscou à Vladivostok sur plus de neuf mille kilomètres. Dans cette photographie prise depuis les places пл 44 43 de l’un des trains qui parcours la Russie sur le chemin de fer transsibérien, on ne voit rien du monde traversé, si ce n’est la lumière du soleil qui vient bruler l’image à certains endroits.
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    Cafetières : Cona new model D, Aeropress, Bialetti moka express, V60
    papier positif direct ars-imago, chaque 4x5″

    Série de photographies de cafetières développées avec leurs propres cafés, en suivant le procédé du Caffenol — un procédé de développement photo alternatif à base de café mis au point en 1995 à l'Université de Rochester.

    Les photographies sont des images uniques prises avec une chambre 4x5 sur un papier en positif direct noir et blanc.
    Cafetières
    vue de l’exposition Espace de Réflexion, Spiral, Japon ( août 2019 )
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    Une maison sans fenêtres
    film 70 mm, couleur, muet, 10 s

    Laboratoire : Fotokem, Burbank
    La maison mitoyenne de Sumiyoshi a été construite par Tadao Ando pour la famille Azuma en 1976 à Osaka. Ce film en 70 mm montre une seule image de la petite rue où se trouve la maison, répétée à l’identique sur chacun des 240 photogrammes de la pellicule.
    Une maison sans fenêtres
    vue de l’exposition Voyage, Espace des Arts, Chalon-sur-Saône ( mai 2019 )
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    À travers (scala)
    diapositive 6 x 7 sur table lumineuse

    Laboratoire : Arka Lab, Paris
    Très tôt après l’invention de la pellicule souple par Kodak, celle-ci a été utilisée pour pouvoir regarder le soleil, car le sel d’argent qui compose la surface de la pellicule noir et blanc arrête ses rayons nocifs.
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    Muji house
    impression numérique sur papier dos bleu, 4 x 3 m

    Tirage : Ouest affiche, Le Mans

    À l’inverse de l’idéal d’authenticité du patrimoine occidental, l’architecture japonaise s’inscrit dans le temps par la reconstruction et la réutilisation de plans parfois vieux de plusieurs siècles. Si certains édifices sont reconstruits à l’identique, il existe de nombreux exemples dans lesquels on constate une indifférence d’échelle. Ces modifications d’échelles peuvent être minime ou aller jusqu’à rendre le bâtiment impraticable.

    Cette photographie montre l’intérieur d’un magasin Muji à Osaka où une maison préfabriquée a été construite à 50% de sa taille originelle pour mieux l’exposer. La maison rapetissée rejoue une partie de cette Histoire de l’architecture japonaise.
    Photographiée et imprimée à taille réelle, elle fait aussi apparaître les liens entre cette pratique de l’architecture et la photographie, elle-même définie par la reproductibilité et le changement d’échelle.